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Saignement de nez et tension artérielle, quel est le lien ?

Relu par Antoine BOUQUET
Une femme assise sur un canapé se tient le front et se mouche le nez avec un mouchoir taché de sang.

Le sang coule du nez sans prévenir, et la question vient vite : le saignement de nez et la tension sont-ils liés ? L’inquiétude fait le reste.

Je vous explique ce que la tension change vraiment, comment arrêter le sang et quand consulter.

Saignement de nez et tension artérielle : le lien reste limité

Une femme assise sur un canapé se mouche avec un mouchoir en papier, enveloppée dans une couverture, près d’une boîte de mouchoirs.
La plupart des saignements de nez sont bénins et s’arrêtent avec une compression adaptée.

Un saignement de nez, appelé épistaxis par les médecins, vient d’un petit vaisseau situé dans la muqueuse du nez. Le plus souvent, il est bénin. Il s’arrête tout seul ou avec une bonne compression.

Une tension élevée ne provoque pas, à elle seule, un saignement de nez. Elle peut seulement prolonger un saignement déjà commencé.

Une tension basse n’explique pas non plus le début d’un saignement de nez. En revanche, après une perte de sang importante, elle peut apparaître. Vous pouvez alors ressentir une grande faiblesse, des étourdissements, une pâleur ou un malaise.

Les irritations locales expliquent la plupart des saignements de nez

La partie avant du nez abrite de nombreux petits vaisseaux. Ils sont tout proches de la surface. Une muqueuse sèche, une infection ou un geste un peu brusque suffit à les fragiliser. Quelques gouttes de sang peuvent alors apparaître.

En ce moment

Les causes locales les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Air sec : le chauffage, la climatisation et le froid assèchent la muqueuse, forment des croûtes et rendent les vaisseaux plus vulnérables.
  • Grattage : un doigt, un coton-tige ou une croûte arrachée peut blesser la paroi interne de la narine.
  • Choc ou corps étranger : un coup sur le nez ou un objet glissé dans une narine peut déclencher un saignement, surtout chez l’enfant.
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Certains médicaments et certaines maladies ne causent pas le saignement. En revanche, ils le rendent plus abondant ou plus long. C’est le cas des anticoagulants, de l’aspirine, de certains antiagrégants plaquettaires et des troubles de la coagulation.

Une personne emmitouflée dans un plaid boit une tasse dans un fauteuil, près d’un radiateur, tandis qu’une bougie éclaire le salon et que la neige tombe dehors.
L’air sec peut irriter la muqueuse nasale et favoriser les saignements.

Si les saignements se répètent, ils peuvent révéler une affection nasale ou vasculaire plus rare. Un examen médical devient alors utile. C’est surtout vrai s’ils surviennent sans raison apparente ou toujours du même côté.

La compression penché en avant arrête souvent le saignement

Pincez les narines sans relâcher pendant dix minutes

Asseyez-vous, gardez le buste droit et penchez la tête légèrement vers l’avant. Cette position laisse le sang sortir par le nez plutôt que couler vers la gorge, ce qui évite les nausées.

  1. Mouchez-vous doucement, une seule fois : cela évacue les caillots qui gênent la compression, sans forcer ni irriter davantage le nez.
  2. Pincez les deux narines : pouce et index sur la partie souple du nez, juste sous l’os.
  3. Tenez la pression dix minutes : respirez par la bouche et réglez une minuterie pour ne pas relâcher trop tôt.

Les gestes après l’arrêt du saignement

Même quand l’écoulement s’arrête, le caillot reste fragile pendant plusieurs heures. Il suffit parfois de peu pour relancer le saignement. Voici quelques réflexes simples :

  • Ne vous mouchez pas dans les heures qui suivent, sauf consigne médicale particulière.
  • Ne touchez pas l’intérieur du nez : ne décollez pas les croûtes et n’introduisez ni coton ni mouchoir dans la narine.
  • Évitez les efforts : reportez le sport, le port de charges lourdes et les gestes qui vous obligent à vous pencher.
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Si le sang reprend, asseyez-vous à nouveau. Recommencez une compression correcte et maintenez-la sans relâcher pendant dix minutes.

Un saignement abondant, persistant ou répété nécessite un avis

Consultez si le saignement reste abondant ou revient souvent. Consultez aussi s’il ne cesse pas malgré une bonne compression. Un médecin peut chercher une cause locale, un problème de coagulation ou un traitement qui favorise les hémorragies.

Vérifiez votre situation avant de vous inquiéter
Cochez les points qui vous concernent pour savoir si une consultation s’impose.

Un saignement qui ne s’arrête pas après une pression continue justifie un avis médical.

Des épisodes répétés peuvent révéler une cause locale ou vasculaire plus rare.

Après un traumatisme, un contrôle médical est recommandé, surtout si le nez est déformé ou très douloureux.

Ces médicaments ne causent pas le saignement mais le rendent plus abondant ou plus long.

Ces signes peuvent indiquer une perte de sang importante et demandent une prise en charge rapide.

Une seule mesure prise pendant le saignement ne suffit pas : faites-la recontrôler au repos.

Le saignement de nez a des particularités chez ces publics, et un avis médical peut être utile plus tôt.

Consultez aussi après un choc au visage ou à la tête. C’est encore plus utile si le nez est déformé, très douloureux ou bouché.

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Quand appeler rapidement les secours

Composez le 15 ou le 112 si le saignement est important. Faites-le aussi si votre état se dégrade ou si vous ne parvenez pas à l’arrêter. En attendant, restez assis, penché vers l’avant, et continuez la compression.

Ces situations justifient une prise en charge rapide :

  • Saignement continu : le sang coule abondamment, par les deux narines ou vers la gorge, malgré la compression.
  • Malaise ou faiblesse : vous êtes très pâle, étourdi, couvert de sueur ou proche de l’évanouissement.
  • Respiration difficile : le sang gêne les voies respiratoires ou vous peinez à reprendre votre souffle.
  • Cœur très rapide : des palpitations associées à une faiblesse peuvent signaler une perte de sang importante.
  • Médicament à risque : vous prenez un anticoagulant, de l’aspirine ou un antiagrégant plaquettaire.
  • Trouble connu de la coagulation : l’hémophilie ou une autre maladie hémorragique allonge le saignement.
  • Traumatisme important : le saignement survient après une chute, un accident ou un coup violent au visage.

Ne prenez pas le volant si vous êtes faible ou étourdi, ou si vous avez beaucoup saigné. Appelez les secours ou faites-vous accompagner.

Le bilan recherche une cause traitable

Une personne assise dans un fauteuil porte un brassard de tensiomètre relié à un tuyau, le bras tendu et la paume ouverte.
Une valeur prise pendant un épisode ne suffit pas à établir un diagnostic d’hypertension.

Si votre tension est haute pendant l’épisode, reprenez-la plus tard, après être resté assis quelques minutes.

Le diagnostic d’hypertension repose sur des mesures répétées. Une seule valeur prise pendant la douleur, la peur ou le saignement ne suffit pas à le poser.

Le lien entre saignement de nez et tension tient donc surtout à ce qui se passe pendant l’épisode, pas à ce qui le déclenche. Si vous mesurez une tension haute au moment de saignement, ne concluez rien sur le coup : reprenez votre tension plus tard, assis depuis quelques minutes, puis notez les chiffres et parlez-en à votre médecin si les valeurs restent élevées.

Information générale. Cet article ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

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