Sommaire
Une dose du vaccin Repevax contient 0,5 ml.
Reste à savoir si ce rappel vous concerne, surtout pendant une grossesse, et à quoi vous attendre après l’injection. Vous trouverez des repères pour comprendre son utilité et mieux situer la protection qu’il apporte.
Qu’est ce que le vaccin REPEVAX protège contre quatre maladies
REPEVAX est un vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite. Il contient des antigènes qui entraînent une réponse immunitaire, mais aucun virus ni aucune bactérie vivante.

Il sert principalement de rappel après une première vaccination complète. Il peut être utilisé à partir de 3 ans.
Parmi les maladies ciblées :
- Coqueluche : infection respiratoire très contagieuse, particulièrement risquée pour les nouveau-nés et les nourrissons.
- Poliomyélite : infection virale qui peut atteindre le système nerveux et provoquer des paralysies.
REPEVAX est recommandé à chaque grossesse pour protéger le nourrisson
Quand se faire vacciner
En France, une dose de vaccin contre la coqueluche est recommandée à chaque grossesse. C’est le cas même si vous avez déjà reçu REPEVAX lors d’une grossesse précédente ou un rappel récent.
Vous pouvez vous faire vacciner dès le deuxième trimestre, à partir du quatrième mois. La période idéale va de 20 à 36 semaines d’aménorrhée, soit de 20 à 36 semaines après le premier jour de vos dernières règles.
Après une injection d’un vaccin contre les quatre maladies, attendez au moins un mois. REPEVAX peut être administré au deuxième ou au troisième trimestre. Les données disponibles ne montrent pas de risque particulier pour la grossesse, le fœtus ou le nouveau-né.
Protection transmise au nourrisson
Après la vaccination, une partie des anticorps passe par le placenta. Le bébé bénéficie ainsi d’une protection dès la naissance, avant d’avoir reçu toutes ses doses. Sa vaccination commence à 2 mois, mais il n’est pas protégé complètement tout de suite.
Si la vaccination n’a pas eu lieu pendant la grossesse
En l’absence de vaccination pendant la grossesse, une dose est recommandée juste après l’accouchement, avant votre départ de la maternité. Vous pouvez aussi vous faire vacciner pendant l’allaitement.
Fatigue, fièvre et douleur au bras figurent parmi les effets connus
Effets fréquents et durée
Vous pouvez très souvent avoir une douleur, une rougeur ou un gonflement au point d’injection.
Fatigue, maux de tête, nausées, douleurs musculaires ou articulaires, faiblesse et frissons sont également connus chez l’adolescent et l’adulte.
- Fatigue
- Maux de tête
- Nausées
- Douleurs musculaires ou articulaires
- Faiblesse
- Frissons
La fièvre est fréquente chez l’adolescent et l’adulte. Chez l’enfant de 3 à 6 ans, une température d’au moins 37,5 °C est très fréquente. Chez l’adolescent et l’adulte, le seuil est de 38 °C.

La plupart des réactions commencent dans les trois jours, souvent dans les 24 à 48 heures. Elles sont généralement modérées et disparaissent sans séquelle. Vous pouvez aussi avoir un malaise ou des étourdissements, parfois dus à l’injection elle-même.
Évolution et conduite à tenir
Un gonflement important peut apparaître dans les 48 heures. Il disparaît seul en environ quatre jours. Demandez vite un avis médical en cas de fièvre élevée ou persistante, de dégradation de votre état général, de troubles neurologiques ou d’extension de la réaction locale.
Reposez-vous, buvez régulièrement et surveillez votre température en cas de douleur au bras, de fatigue ou de légère fièvre. Évitez de prendre plusieurs médicaments de votre propre initiative.
- Reposez-vous.
- Buvez régulièrement.
- Surveillez votre température en cas de douleur au bras, de fatigue ou de légère fièvre.
- Évitez de prendre plusieurs médicaments de votre propre initiative.
Une dose de REPEVAX associe les antigènes de quatre maladies
Antigènes vaccinaux

Une seringue contient 0,5 ml de suspension injectable. Les antigènes aident vos défenses à reconnaître les microbes visés. Aucun germe vivant n’est introduit dans votre organisme.
La dose contient :
- Des anatoxines diphtérique et tétanique
- Des antigènes de la coqueluche
- Des virus poliomyélitiques inactivés de types 1, 2 et 3
Les doses d’anatoxine diphtérique et d’antigènes coquelucheux sont réduites. C’est pourquoi le vaccin porte la mention « à teneur réduite en antigènes ». REPEVAX sert aux rappels, pas à la primovaccination du nourrisson.
Autres composants et traces
REPEVAX contient du phosphate d’aluminium, un adjuvant. Il aide à renforcer ou à prolonger la réponse immunitaire.
Les autres composants sont :
- Le phénoxyéthanol
- L’éthanol
- Le polysorbate 80
- L’eau pour préparations injectables
La dose contient 1,01 mg d’éthanol. Cette quantité est considérée comme sans effet notable. La fabrication peut aussi laisser des traces de formaldéhyde, de glutaraldéhyde, de streptomycine, de néomycine, de polymyxine B ou d’albumine de sérum bovin.
La protection de REPEVAX ne se résume pas à une durée garantie

La protection contre la coqueluche dépend de votre âge, des doses reçues, d’une infection passée et de votre réponse au vaccin. Elle dure environ 5 à 10 ans en population générale, puis baisse peu à peu.
Après un rappel, la protection contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite dure plusieurs années. Celle contre la coqueluche baisse peu à peu. À chaque grossesse, une nouvelle dose est recommandée, même si votre rappel est récent. Elle permet de transmettre assez d’anticorps au bébé.
Après une coqueluche confirmée, vous n’avez généralement pas besoin d’un nouveau rappel pendant les dix années qui suivent, sauf situation particulière.
Les rappels contre la coqueluche suivent le calendrier français
En France, vous avez un rappel contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite à ces âges :
- Entre 11 et 13 ans.
- À 25 ans, avec un vaccin dTcaPolio, sauf si un vaccin contre la coqueluche a été reçu au cours des cinq dernières années.
Si votre vaccination est incomplète ou si votre situation est particulière, le calendrier peut changer.
Si vous êtes en contact avec des nouveau-nés ou des nourrissons de moins de 6 mois, cette recommandation vous concerne aussi. Elle vise à limiter le risque de transmettre la coqueluche à un bébé encore peu protégé.
REPEVAX se délivre sur ordonnance et se conserve au réfrigérateur
Obtenir et financer le vaccin
En pharmacie, REPEVAX est vendu uniquement sur ordonnance. La seringue préremplie coûte 22,71 €, honoraires de dispensation compris. Si vous remplissez les conditions de prise en charge, l’Assurance Maladie rembourse 65 % sur la base prévue.
Conservation et vérifications

Gardez REPEVAX dans son emballage d’origine, à l’abri de la lumière. Placez-le au réfrigérateur, entre 2 °C et 8 °C.
Le vaccin est normalement blanchâtre et trouble. Avant l’injection, le professionnel vérifie la seringue. Il ne l’utilise pas s’il voit des particules ou une couleur inhabituelle.
Sources
Vérifiez votre carnet de vaccination et faites le point avec un professionnel de santé pour savoir si un rappel vous concerne. Si vous êtes enceinte, abordez la vaccination contre la coqueluche dès le deuxième trimestre, même si vous avez déjà reçu un rappel récemment.
Foire aux questions
Quel est l’autre nom du vaccin REPEVAX ?
REPEVAX est aussi appelé dTcaP ou dTcaPolio. Ces sigles désignent un vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite, à teneur réduite en antigènes diphtériques et coquelucheux.
Le vaccin REPEVAX est-il obligatoire ?
Non, REPEVAX n’est pas obligatoire pour tous les adultes. La vaccination contre la coqueluche est obligatoire chez le jeune enfant, tandis que les rappels chez l’adolescent et l’adulte sont recommandés selon l’âge ou la situation.
Quels vaccins sont obligatoires après 65 ans ?
Aucun vaccin n’est obligatoire uniquement parce que vous avez plus de 65 ans. Un rappel contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche est recommandé à 65 ans, puis tous les dix ans.
Peut-on recevoir REPEVAX pendant l’allaitement ?
Oui, REPEVAX peut être envisagé pendant l’allaitement après avis d’un professionnel de santé. Comme le vaccin contient des antigènes inactivés et des anatoxines, aucun risque particulier pour l’enfant allaité n’est attendu.






