Vaccin contre la fièvre jaune : quelle durée de protection ?

Un flacon de vaccin, des seringues et un chapeau sur une carte avec un paysage tropical en arrière-plan.
Sommaire

Votre vaccin contre la fièvre jaune date de plusieurs années : faut-il le refaire avant votre prochain voyage ?

Les formalités d’entrée ne suffisent pas toujours à savoir si vous êtes protégé, et un rappel dépend aussi de votre situation. Vous pourrez mieux évaluer votre calendrier de vaccination sans confondre validité du certificat et protection utile en voyage.

Une dose protège à vie dans le cas général

Pour la plupart des voyageurs, une seule injection du vaccin contre la fièvre jaune suffit. La protection est considérée comme valable à vie. Depuis le 11 juillet 2016, votre Certificat international de vaccination n’expire plus au bout de dix ans.

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On peut aussi vous demander un certificat si vous transitez depuis une zone touchée. Les règles varient selon votre destination, votre itinéraire et la situation épidémique.

Quand se faire vacciner et quand le certificat devient valable

Une frise montre qu’après une injection le 1er juin, la protection et le certificat deviennent valables le 11 juin, soit après 10 jours.
La validité commence dix jours après l’injection.

Prenez rendez-vous au moins dix jours avant le départ. Une injection le 1er juin, par exemple, rend la protection et le certificat valables à partir du 11 juin.

Faites-vous vacciner dans un centre antiamaril agréé. Il vous remet le Certificat international de vaccination ou de prophylaxie. Si vous êtes vacciné, le certificat reste valable à vie. Si un rappel est indiqué, sa validité commence juste après l’injection.

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À apporter et à préparer

  • Apportez votre carnet de vaccination, même ancien, pour retrouver la date d’une première dose et éviter une injection inutile.
  • Préparez également la liste de vos traitements et de vos maladies connues, notamment celles qui affaiblissent les défenses immunitaires.

Un rappel n’est pas systématique, mais certains voyageurs sont concernés

Situations donnant lieu à un rappel

Une médecin masquée montre un petit flacon à un patient assis dans un cabinet médical.

La plupart des voyageurs n’ont pas besoin d’un vaccin tous les dix ans. Mais les recommandations françaises prévoient une deuxième dose dans certains cas :

  • un enfant vacciné avant deux ans peut recevoir une dose à partir de six ans s’il repart en zone à risque ;
  • une femme vaccinée pendant une grossesse peut recevoir une dose si plus de dix ans se sont écoulés et qu’un nouveau voyage est prévu ;
  • une personne vivant avec le VIH peut recevoir une dose dix ans après la première, si son état de santé le permet ;
  • une personne immunodéprimée peut se voir recommander un rappel après évaluation spécialisée ;
  • un voyageur dont la dernière dose remonte à plus de dix ans peut avoir besoin d’un rappel en cas d’épidémie dans sa destination.

Décision et suivi

Pour savoir si vous avez besoin d’un rappel, il faut tenir compte de votre âge, de vos vaccins passés, de votre destination et de la date de votre dernière injection.

Votre vaccination contre la fièvre jaune : les points à vérifier
Cochez les éléments qui vous concernent avant votre voyage.

Pour la plupart des voyageurs, une dose protège à vie.

Le certificat ne périme plus après dix ans.

La protection et le certificat deviennent valables dix jours après l’injection.

La recommandation vaccinale dépend aussi de la circulation du virus, pas seulement des formalités à la frontière.

Il peut être indiqué dans certains cas, notamment après une vaccination avant deux ans ou en cas d’immunodépression.

Un rappel peut alors être envisagé après évaluation.

Cette situation nécessite un avis médical en raison du risque plus élevé de réactions graves.

Ces situations peuvent contre-indiquer le vaccin ou modifier le calendrier et doivent être évaluées médicalement.

Un rappel peut être utile si les conditions de votre première vaccination ont pu réduire la réponse immunitaire. Un centre habilité décide si vous en avez besoin, notamment si vous prenez un traitement immunosuppresseur ou si vous vivez avec le VIH.

Grossesse, immunodépression et autres situations à faire évaluer

Évaluer l’indication

Ce vaccin contient un virus vivant atténué. Il est déconseillé pendant la grossesse et interdit à de nombreuses personnes immunodéprimées.

Si vous pouvez repousser votre voyage, mieux vaut le faire. Sinon, un médecin évaluera les risques liés à la maladie et au vaccin, surtout si le risque d’exposition est élevé. La vaccination peut être envisagée pendant la grossesse, par exemple en cas d’épidémie ou de long séjour en zone rurale.

Si vous allaitez, le vaccin est aussi déconseillé, sauf nécessité avérée. Il est généralement préférable d’attendre les six mois de votre nourrisson.

Précautions pratiques

Une médecin masquée montre un petit flacon à une patiente âgée masquée, dans un cabinet médical.

Demandez un avis médical avant le vaccin si vous êtes dans l’un de ces cas :

  • immunodépression liée à une maladie ou à un traitement, notamment une chimiothérapie, une corticothérapie générale ou un médicament immunosuppresseur ;
  • infection par le VIH avec déficit immunitaire, en particulier si le taux de lymphocytes CD4 est inférieur à 200/mm³ ;
  • antécédent de maladie du thymus, de thymectomie ou de thymome, ou allergie sévère aux œufs, aux protéines de poulet ou à une précédente dose du vaccin ;
  • première vaccination à 60 ans ou plus, âge auquel les réactions indésirables graves sont plus fréquentes ;
  • nourrisson de moins de six mois, qui ne doit pas être vacciné. Entre six et neuf mois, la vaccination est réservée à des circonstances particulières.
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Les effets les plus courants sont légers : douleur au point d’injection, maux de tête, courbatures ou fatigue. Les complications neurologiques ou viscérales sont très rares. Si vous êtes à risque et recevez une première dose, faites évaluer votre situation avec soin.

Si vous ne pouvez pas recevoir le vaccin, un séjour en zone d’endémie peut être fortement déconseillé. Vous pouvez alors envisager un certificat médical de contre-indication.

Sources

Avant votre départ, vérifiez votre carnet et les exigences liées à votre destination et à votre transit. Si une première dose ou un rappel peut être indiqué, prenez rendez-vous dans un centre antiamaril agréé au moins dix jours avant le voyage.

Foire aux questions

Le vaccin contre la fièvre jaune est-il obligatoire en métropole ?

Non, il n’est pas obligatoire pour vivre en France métropolitaine. Il l’est à partir d’un an pour les personnes qui résident en Guyane ou qui s’y rendent.

Que faire si vous avez perdu votre certificat de vaccination ?

Contactez le centre de vaccination où vous avez reçu l’injection. Il pourra rechercher votre dossier et établir un duplicata, avec une éventuelle facturation.

La fièvre jaune se transmet-elle directement entre personnes ?

Non, la transmission se fait principalement par la piqûre de moustiques infectés. En zone exposée, la vaccination et la protection contre les piqûres sont les deux mesures essentielles.

Estelle Piston

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